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Le village, hier

L'histoire de La Chapelle-Saint-Sulpice, en bref.

Carte postale du vieux château

Le site de la Chapelle-Saint-Sulpice, bien qu'attenant au Chemin de César, ne conserve aucune trace d'une occupation ancienne. Une communauté de villageois se serait installée sur le territoire actuel de la commune à la suite des grands défrichements des XIe et XIIe siècles.

Le village doit son nom à une chapelle seigneuriale construite au XIIIe siècle, la chapelle Peurchée (ndlr : la bonne orthographe est Peurcher), dont les ruines étaient encore visibles au début du XIXe siècle. La paroisse est mentionnée pour la première fois sous le nom de Capella dans un rôle des fiefs champenois de 1249.

Au XIVe siècle, le village prend le nom de Capella sancti Supplicii, l'église étant placée sous l'invocation de saint Sulpice. Il appartient successivement aux seigneurs de Paroy et aux seigneurs du Plessis-aux-Tournelles de Cucharmoy, qui le conservent jusqu'à la Révolution. De 1579 à 1591, il est propriété d'un des chefs huguenots, François de la Noue, proche d'Henri IV. En 1736, la seigneurie du Plessis-aux-Tournelles échoit à André de Rosset, duc de Fleury, pair de France et frère du cardinal de Fleury, le précepteur et ministre de Louis XV.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'économie du village se développe : les excédents de céréales s'écoulent vers Paris depuis la gare de Maison-Rouge, distante de 2 kilomètres des exploitations agricoles capélosulpiciennes. Toutefois, les produits de basse-cour sont toujours vendus sur les marchés de Provins et Nangis.

Source : Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - Tome II - FLOHIC Éditions (ndlr : livre épuisé).